D’une manière un peu lourde, et lente.

Voilà, la voilà la frustration. Celle qui prend aux tripes, qui noue la gorge, qui m’empêche de respirer. La frustration qui fait venir les larmes, les regrets, tout ce qui contribue de près ou de loin à cet échec. Échec mental, échec affectif. Je ne suis pas faite pour ça, pas maintenant, jamais peut-être. Pas de regards dans l’assistance, pas de bonne volonté. Rien que le temps qui s’écoule comme une torture, tandis que je me penche sur ce bouquin. Dont les lettres se mélangent, s’ignorent, s’oublient. J’oublie de les lire, je recommence, j’oublie encore. Et puis j’oublie de continuer. Alors j’ai envie de me lever, d’hurler, de dire ce que je pense, comme dans les films, où l’on en sort plus glorieux. J’ai envie de vomir au monde ce que je ressens, ce qui s’enfouit dans les méandres de ma misérable existence. Passive. Pleine de frustration, encore une, une de plus, celle de trop. Celle qui me donne envie de m’avancer et de me mettre en lumière, une seule fois, l’unique. L’envie de prouver ce que je vaut, que j’en ai dans le bide, que j’ai des couilles. After laughter comes tears. Mais où est le rire? Oui, oui je n’en peux plus, qu’on me dise « ta gueule », qu’on me dise que je fais de la merde, que je pense de la merde, que je suis de la merde. J’aimerai pour une fois que mon nom apparaisse en bas de l’affiche, de gagner cette affection que je quémande et que je reçois, sporadique, irrégulière, et pourtant tellement intense dans ces moments là. Des bras autour de moi, pour éponger mes larmes, cette bise sur l’épaule comme excuse, comme réconfort. Merci, je vais bien.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s